SnowPlak : Raquettes à neige nouvelle génération

SnowPlak : Raquettes à neige nouvelle génération

27 août 2018 Non Par taslitewp

Passionné de ski alpinisme, Jean-Marc Frénée a créé la SAS SnowPlak à Grenoble avec deux associés. Elle fabrique un concept breveté de raquettes permettant de passer rapidement de la marche en mode raquette crampons au pied à la marche en mode alpinisme.

Etonné que la raquette à neige en tôle d’aluminium découpé plié n’existait pas sur le marché, Jean-Marc Frénée, dessinateur industriel dans le secteur aérospatial puis dans les systèmes informations voyageurs, a mis 3 ans pour concevoir sa raquette à neige. En activité professionnel à 60 %, il a ainsi mené le projet SnowPlak en parallèle. Les spécificités de sa création : « l’aluminium est très performant contre le froid, c’est la même technologie que le couteau à glace du ski alpinisme dont je me suis inspiré. Après avoir fait une synthèse des produits existants sur le marché, j’ai élaboré une raquette à neige simplifiée pour parer aux contraintes en alpinisme : la sécurité, le poids et l’encombrement (elles tiennent dans un sac de 22 litres). Trois raisons pour lesquelles les raquettes à neige étaient très mal considérées par les alpinistes », explique Jean-Marc Frénée.

La neige étant par principe très changeante, variant d’une surface molle à très dure et glissante, la seule solution reste les crampons d’alpinisme mais en rajoutant une surface portante comportant des couteaux à neige en frontal et latéral. Donc très accrocheurs en pentes de 40 degrés et plus, non praticables en raquettes.

La Snowplak évite l’enfoncement dans la neige et la fatigue (crédit : S. Escande guide haute-montagne)

« Eviter de faire le Mont-Blanc en basket »

Les crampons n’étant installés qu’en surface périphérique et donc une raquette vide au milieu afin de les chausser en gardant ses crampons, le poids s’en voit considérablement allégé. Grâce aux dernières améliorations, le poids de la SnowPlak est de 740 gr en version médium à 890 gr en version large, notamment pour monter des boots de snowboard cramponables. Une raquette classique pesant autour de 2 kg. « Exceptée l’utra-légère de TSL destinée aux trailers qui pèse 700 gr. Inspirée des raquettes militaires, la SnowPlak est très courte, sans dépassement à l’avant ni à l’arrière, ce qui permet de planter le talon et éviter les glissades, d’où une grande efficacité en descente. Je m’inscrits également dans la tendance actuelle de l’Alpi-trail, des nouvelles chaussures d’alpinisme ultra-légères destiné à un public de trailers pour éviter que les gens évitent d’aller faire le Mont-Blanc en basket. Une pratique extrême réservée à quelques initiés ».

« Un pari sans garantie de succès commercial »

Jean-Marc Frénée a réalisé le prototype et les premiers essais tout seul pour ensuite breveter son invention en 2017. « Un pari sans garantie de succès commercial ». Au bout de 2 ans de travail en solitaire et suite à sa rencontre avec un guide de haute montagne, Sébastien Escande, le concepteur s’oriente vers une raquette minimaliste ultra-compacte sur les conseils de ce dernier. L’un propose des dessins et l’autre conseille. Les SnowPlaks sont fabriquées par une entreprise de tôlerie située en Bretagne, par découpe laser à partir d’un dessin 3D créé sur un logiciel spécialisé. « Je fais toujours au plus simple, en petite série pour des essais, à des coûts raisonnables, ne nécessitant pas des investissements de départ importants. 3 000 paires ont été fabriquées et je suis à la recherche d’une entreprise grenobloise capable de travaille l’aluminium anodisé haut de gamme », souligne le concepteur.

Jean-Marc Frénée, s’est associé avec l’Anena, (Association nationale pour l’étude de la neige et des avalanches) afin de commercialiser la SnowPlak. En 2017, à titre de lancement, l’Anena a vendu 80 paires de SnowPlak à travers son réseau et à sa boutique en ligne. Le produit est également vendu par le magasin « La randonnée » à Grenoble, et l’entreprise iséroise démarche de nouveaux distributeurs comme l’enseigne « Au vieux campeur ».

« Les guides, les secouristes et le PGHM de Chamonix – pelotons de gendarmerie de haute montagne – qui ont testé le produit trouvent cette solution intéressante, détaille Jean-Marc Frénée qui prospecte également le marché militaire et du secours. A l’international, les pays potentiellement intéressés : Japon, Etats-Unis, Pologne, Allemagne, Suisse, l’Autriche.

Trois associés et un produit

La SAS SnowPLak a été créée en mai 2018 avec un budget réduit (environ 2 000 €). A sa tête trois associés : le concepteur et fondateur Jean-Marc Frénée, le conseiller technique Sébastien Escande qui travaille pour l’Anena, et pour la partie commerciale internationale Henri de Rocca-Serra, un ancien de chez Salomon. Cette raquette nouvelle génération a obtenu plsieurs récompenses : Prix du design du salon Innosport de Voiron en 2017, ainsi que ISPO Gold Winner Award 2018, le salon international des sports outdoor de Munich. A présent les trois associés désirent perfectionner le concept tout en lui donnant plus de visibilité : une campagne de crowdfunding Kokoriko devrait être prochainement lancée pour un montant d’environ 5 000 €. L’entreprise envisage également de « se rapprocher du fabricant de crampon Grivel, considérant la SnowPlak comme un accessoire de crampons ».



Sevim SONMEZ
Journaliste


Passionné de ski alpinisme, Jean-Marc Frénée a créé la SAS SnowPlak à Grenoble avec deux associés. Elle fabrique un concept breveté de raquettes permettant de passer rapidement de la marche en mode raquette crampons au pied à la marche en mode alpinisme.

Etonné que la raquette à neige en tôle d’aluminium découpé plié n’existait pas sur le marché, Jean-Marc Frénée, dessinateur industriel dans le secteur aérospatial puis dans les systèmes informations voyageurs, a mis 3 ans pour concevoir sa raquette à neige. En activité professionnel à 60 %, il a ainsi mené le projet SnowPlak en parallèle. Les spécificités de sa création : « l’aluminium est très performant contre le froid, c’est la même technologie que le couteau à glace du ski alpinisme dont je me suis inspiré. Après avoir fait une synthèse des produits existants sur le marché, j’ai élaboré une raquette à neige simplifiée pour parer aux contraintes en alpinisme : la sécurité, le poids et l’encombrement (elles tiennent dans un sac de 22 litres). Trois raisons pour lesquelles les raquettes à neige étaient très mal considérées par les alpinistes », explique Jean-Marc Frénée.

La neige étant par principe très changeante, variant d’une surface molle à très dure et glissante, la seule solution reste les crampons d’alpinisme mais en rajoutant une surface portante comportant des couteaux à neige en frontal et latéral. Donc très accrocheurs en pentes de 40 degrés et plus, non praticables en raquettes.

La Snowplak évite l’enfoncement dans la neige et la fatigue (crédit : S. Escande guide haute-montagne)

« Eviter de faire le Mont-Blanc en basket »

Les crampons n’étant installés qu’en surface périphérique et donc une raquette vide au milieu afin de les chausser en gardant ses crampons, le poids s’en voit considérablement allégé. Grâce aux dernières améliorations, le poids de la SnowPlak est de 740 gr en version médium à 890 gr en version large, notamment pour monter des boots de snowboard cramponables. Une raquette classique pesant autour de 2 kg. « Exceptée l’utra-légère de TSL destinée aux trailers qui pèse 700 gr. Inspirée des raquettes militaires, la SnowPlak est très courte, sans dépassement à l’avant ni à l’arrière, ce qui permet de planter le talon et éviter les glissades, d’où une grande efficacité en descente. Je m’inscrits également dans la tendance actuelle de l’Alpi-trail, des nouvelles chaussures d’alpinisme ultra-légères destiné à un public de trailers pour éviter que les gens évitent d’aller faire le Mont-Blanc en basket. Une pratique extrême réservée à quelques initiés ».

« Un pari sans garantie de succès commercial »

Jean-Marc Frénée a réalisé le prototype et les premiers essais tout seul pour ensuite breveter son invention en 2017. « Un pari sans garantie de succès commercial ». Au bout de 2 ans de travail en solitaire et suite à sa rencontre avec un guide de haute montagne, Sébastien Escande, le concepteur s’oriente vers une raquette minimaliste ultra-compacte sur les conseils de ce dernier. L’un propose des dessins et l’autre conseille. Les SnowPlaks sont fabriquées par une entreprise de tôlerie située en Bretagne, par découpe laser à partir d’un dessin 3D créé sur un logiciel spécialisé. « Je fais toujours au plus simple, en petite série pour des essais, à des coûts raisonnables, ne nécessitant pas des investissements de départ importants. 3 000 paires ont été fabriquées et je suis à la recherche d’une entreprise grenobloise capable de travaille l’aluminium anodisé haut de gamme », souligne le concepteur.

Jean-Marc Frénée, s’est associé avec l’Anena, (Association nationale pour l’étude de la neige et des avalanches) afin de commercialiser la SnowPlak. En 2017, à titre de lancement, l’Anena a vendu 80 paires de SnowPlak à travers son réseau et à sa boutique en ligne. Le produit est également vendu par le magasin « La randonnée » à Grenoble, et l’entreprise iséroise démarche de nouveaux distributeurs comme l’enseigne « Au vieux campeur ».

« Les guides, les secouristes et le PGHM de Chamonix – pelotons de gendarmerie de haute montagne – qui ont testé le produit trouvent cette solution intéressante, détaille Jean-Marc Frénée qui prospecte également le marché militaire et du secours. A l’international, les pays potentiellement intéressés : Japon, Etats-Unis, Pologne, Allemagne, Suisse, l’Autriche.

Trois associés et un produit

La SAS SnowPLak a été créée en mai 2018 avec un budget réduit (environ 2 000 €). A sa tête trois associés : le concepteur et fondateur Jean-Marc Frénée, le conseiller technique Sébastien Escande qui travaille pour l’Anena, et pour la partie commerciale internationale Henri de Rocca-Serra, un ancien de chez Salomon. Cette raquette nouvelle génération a obtenu plsieurs récompenses : Prix du design du salon Innosport de Voiron en 2017, ainsi que ISPO Gold Winner Award 2018, le salon international des sports outdoor de Munich. A présent les trois associés désirent perfectionner le concept tout en lui donnant plus de visibilité : une campagne de crowdfunding Kokoriko devrait être prochainement lancée pour un montant d’environ 5 000 €. L’entreprise envisage également de « se rapprocher du fabricant de crampon Grivel, considérant la SnowPlak comme un accessoire de crampons ».


Sevim SONMEZ
Journaliste

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